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CLUB CLAUDE FRANCOIS
Quartier Loubeyron
04510 Mallemoisson
Avec
la complicité de
Claude junior et Marc François
et de nombreux et fidèles Fans.
Il étudie la batterie avec acharnement et réussit à se
faire engager pendant la saison d'été 1957
au Club de Radio-Monte-Carlo.
Il devient ensuite le chanteur-animateur de l'hôtel Provençal à
Juan-les- Pins où Louis Frosio, chef d'orchestre du casino de la principauté,
le remarque et l'engage pour la mirifique somme de 1.000 F par soirée
(il s'agit de francs anciens, car nous sommes en 1959.
Il fait des progrès étonnants et en 1960 on le retrouve au Papagayo
de Saint-Tropez.
C'est là qu'il apprend la bossa-nova à Brigitte Bardot et c'est
là qu'il rencontre la belle et brune danseuse anglaise Janet Woolcott,
dont le charme et les yeux bleus lui chavirent le cur.
Il l'épouse le 5 novembre 1960 et les deux
tourtereaux décident,
après maintes réflexions, de " monter " à Paris
pour y tenter la grande aventure.
Claude et Janet arrivent donc à Paris, au printemps de l'année
1961, et s'installent dans une chambre d'hôtel,
rue Troyon.
Tandis que sa femme, excellente danseuse, trouve très rapidement un engagement
dans la troupe d'arthur Plashaert, Claude se lance à l'assaut des maisons
de disques.
Il obtient une audition chez Philips et, après plusieurs mois d'essais,
il signe un contrat de 7 ans avec cette firme prestigieuse. Son premier disque,
qu'il enregistre sous le nom de KÔKÔ, et qu'il reniera par la suite,
propose quatre twists, comme "Nabout twist"...
C'est
un bide, comme on dit en terme de métier.
Claude ne se décourage pas et en juillet 1962
il se produit à nouveau au Papagayo de Saint-Tropez.
Rien de tel que d'apprendre le métier sur le tas, on peut analyser
la réaction d'un public qui, au départ, n'est jamais hostile.
En ce qui le concerne, c'est plutôt de la ferveur, côté
dames...
Revenu à Paris, il enregistre son deuxième disque,
le premier en fait, puisqu'il paraît cette fois sous son vrai nom.
Des quatre titres (on enregistre alors des super 45 tours) émerge particulièrement
:
Belles, belles, belles, une excellente adaptation de Girls, girls, girls,
due à Vline Buggy.
Le titre plaît aux programmateurs d'Europe n° 1 ( la radio qui fait
la pluie et le beau temps auprès des jeunes ) et les premiers passages
suscitent de nombreux appels téléphoniques.
C'est un signe qui ne trompe pas !

Il est bientôt Chouchou de la " semaine " et en deux semaines
70.000 exemplaires sont déjà vendus.
C'est la gloire, il devient une nouvelle idole.
Il achète un bel appartement boulevard Exelmans, qu'il habitera malheureusement
seul puisque Janet décide de le quitter.
Cette peine sentimentale sera suivie d'une terrible nouvelle, la mort de son
père.
Un coup très dur pour Claude, que sa mère, " sa maman chérie
" viendra compenser en s'installant, elle aussi, boulevard Exelmans, dans
un appartement situé juste en face du sien.
Devenu un homme public, il se lance à fond dans ce métier qu'il
aime et qui le passionne, Il se lie à Paul Lederman, le plus jeune imprésario
de France, et commence sa première tournée en vedette américaine
des " Chaussettes noires " dont le leader est un certain Eddy Mitchell,
Son deuxième disque, Marche tout droit, se classe premier tant
en France qu'en Italie, Son troisième disque l'installe encore un peu
plus au firmament des étoiles : Si tu veux être heureux.
Puis Pauvre petite fille riche il a composé cette dernière
en songeant à son premier amour de jeunesse ! sont sur toutes les lèvres
! Les émissions de radio et de télévision se succèdent.
En un an, il est devenu l'égal de Johnny Hallyday, ce qui n'est pas peu
dire...
L'année 1963 le voit encore triompher avec
Si j'avais un marteau, adaptation très réussie du tube
de Trini Lopez " If I had a hammer " et " J'y pense
et puis j'oublie ".
1964 sera de la même veine, Il parcourt la
France, la Belgique, la Suisse et l'Italie entouré du Petit Prince, des
Gams groupe formé de ses 4 choristes femmes ! ...et du groupe très
populaire " Les Lionceaux ".
Le succès amène l'argent et Il peut réaliser son rêve
: l'achat d'une belle propriété, " Le Moulin " situé
à Dannemois, près de Milly- la-Forêt, en Île-de-France,
où peut se réunir à nouveau la famille, Chaque week-end,
il rejoint sa chère Chouffa, Marie-Josée, et Eric, son beau-frère.
Il n'y manque qu'Aimé, le père, qui n'avait pas vu d'un bon il
son fils embrasser le métier de saltimbanque et qu'il aurait tant voulu
faire participer à sa réussite.
La Ferme du bonheur concrétise cette grande joie...
Il repart pour une longue tournée de soixante jours et ajoute un nouveau
tube à son palmarès : Donna, Donna.
1965, ça continu..., Claude François
n'enregistre pas moins de 15 titres, dont Les Choses de la maison, Quand
un bateau passe, Même si tu revenais et Le Jouet extraordinaire.
Une ombre au tableau cependant, Le 25 mai 1965,
il se rend à Abbeville pour un gala, La salle est belle, mais la scène
n'est pas solide puisque au milieu de son récital quelques planches cèdent
sous son poids et il se retrouve à l'hôpital avec 4 côtés
cassées !
Condamné au repos pour 4 semaines, il revient à Paris, Bien que
chouchouté par sa mère, l'inactivité lui pèse rapidement.
Heureusement, il pourra " s'éclater " pendant 65 jours au cours
d'une longue tournée d'été qu'il effectuera en co-vedette
avec Sylvie Vartan et la jeune Michèle Torr,
1965 le voit encore faire ses débuts de
comédien à la télévision, Il tourne Cendrillon,
avec pour partenaire la charmante Christine Delaroche, 1966, 1967, l'express
" Claude François " est sur les rails...
Les étapes du succès se suivent à grande vitesse...
Il va, en effet, de plus en plus vite, notre Claude, tout en parachevant la
qualité de ses prestations scéniques,
Travailleur acharné, il impose à toute son équipe un
rythme d'enfer, Cloclo ignore totalement ce qu'est le repos...
Il travaille encore et toujours, répétant chaque détail
avec une minutie extrême.
Son spectacle devient un véritable show, Il engage quatre danseuses
(deux noires, une mulâtresse et une blanche) :
les " Clodettes ", qui soulignent avec talent ses dons indiscutables
pour la danse.
Les musiciens sont excellents, la " sono " impeccable et les lumières
particulièrement soignées.
Il est à noter pour l'anecdote que, si les splendides Clodettes sont
très appréciées des garçons, l'écran qu'elles
forment entre Claude et ses admiratrices quand il sort de scène ne
l'est pas du tout !

En revanche, j'ai joué et puis j'ai perdu s'avère être de
la pure fiction, puisque courant 66, au cours d'un gala qu'il donne à
Lyon, il rencontre la belle danseuse Isabelle Forest (une blonde aux yeux bleus)
qui acceptera, très vite, de vivre avec lui, bien qu'elle sache qu'il
lui faudra renoncer à ses activités de danseuse et de mannequin.
Claude veut, en effet, une femme à lui, pour lui tout seul. Une femme
qui l'attendra au Moulin, une femme qui saura le comprendre et l'aimer.
De nos jours, cela semble quelque peu rétro, mais, que voulez-vous,
il est comme ça, Cloclo. Il est possessif, exclusif et jaloux. Il ne
fait jamais rien a moitié.
Côté chanson, il ne fait pas, non plus, les choses à moitié.
Son titre Comme d'habitude, qu'il a écrit en collaboration avec
Jacques Revaux et Gilles Thibaut, bat tous les records de popularité.
Mieux, fait rarissime,
il traversera l'Atlantique et devient aux U.S.A. un tube à l'américaine,
sous le nom de " My way ".
Tous les grands chanteurs, dont Frank Sinatra, l'enregistrent.
1968 est une année capitale dans la vie
de Claude François. Tout d'abord et avant toute chose, sa compagne Isabelle
lui offre le cadeau exceptionnel que seule une femme peut donner à l'homme
qu'elle aime : un enfant ! Claude est aux anges. Il a un fils ! Il se nommera
Claude, comme son père...
Raison supplémentaire pour travailler encore plus !

Après
avoir fondé ses propres éditions musicales, " Isabelle
Musique ", il crée sa maison de disques, " Flèche
".
Non pas qu'il soit en désaccord avec la société Philips,
qui lui a vendu 12.000.000 de phonogrammes (une paille !), mais parce qu'il
a envie de voler de ses propres ailes, voulant rester absolument seul maître
de son destin.
Après un essai rue Pierre-Charron, il installe ses bureaux près
de chez lui, au 5, rue Clément-Marot.
Claude entend bien mener ses affaires de businessman très sérieusement
et de son bureau directorial, tendu de rouge et aux meubles acajou, il surveille
et dirige fermement ses collaborateurs.
Il se lance avec enthousiasme dans la production. Il monte une " écurie
" de jeunes espoirs, parmi lesquels Les Fléchettes,Patrick
Topaloff et le talentueux Alain Chamfort.
Il n'oublie cependant pas d'enregistrer et ne grave au cours de cette année,
pourtant bien remplie, pas moins de 25 titres, dont Jacques a dit, Avec
la tête, avec le cur, Le Magicien, Un monde de musique, Rêveries
ainsi qu'une intéressante version des Moulins de mon cur,
le thème fameux du film de Norman Jewison " l'affaire Thomas Crown
", dont la musique est signée Michel Legrand, compositeur français
de grand talent.
1969, Tout éclate, tout explose.
Claude François est l'heureux papa d'un deuxième garçon,
prénommé Marc.
En novembre, il passe à l'Olympia où il joue a guichets fermés
pendant vingt-deux jours.
Son spectacle est qualifié de prodigieux et les critiques parlent même
de perfection.
Il enchaîne en enregistrant coup sur coup deux trente centimètres,
l'un consacré entièrement aux enfants :
Diggy liggy lai et diggy liggy, et un autre pour ses fans habituels dans
lequel, après avoir dit que Le monde est grand et les gens sont beaux,
il fait marche arrière avec C'est de l'eau, c'est au vent.
Le P.D.G. de " Flèche " n'arrête plus.
Il dirige personnellement le mixage de ces deux disques et les longues nuits
passées en studio sans dormir ne lui permettent pas de souffler avant
son départ en février pour le Canada où il doit donner
une série de 12 concerts.
Claude, comme nous l'avons vu, a puisé très loin dans ses réserves,
mais, s'il se sent fatigué, il pense pouvoir continuer sans dommage.
Pas le temps d'ailleurs de se reposer puisqu'il quitte le Canada le 28 février
et prend la direction de Marseille, où il doit se produire le lendemain,
1er mars.
Une folie !
Après 8 chansons, il s'écroule sur scène et on le transporte
de toute urgence à l'hôpital, où il reste en observation
pendant 48 heures.
On lui prescrit un repos d'au moins 6 semaines.
Dès son arrivée à la clinique des Sablons, à Neuilly,
il suit une cure de sommeil, seul remède efficace.
Au mois de mai, à nouveau fringant, il fait sa rentrée au Palais
des Sports de Marseille. La France peut suivre son super- triomphe en direct
sur les ondes de Radio-Luxembourg.


Mais 1970 n'est pas une bonne année. Toujours
en mai, il prend la route à bord de sa nouvelle Lincoln bleue et en perd
la maîtrise près d'Orange. Projeté à travers le pare-brise,
on le relève avec seulement (si l'on peut dire) une fracture du nez.
Le mal réparé par un habile praticien, il reprend ses activités
et, nouveau coup dur, en décembre, en arrivant au studio, il glisse sur
le sol mouillé et vient heurter le rideau de fer... de son nez encore
bien fragile ! Pas de nouvelle fracture, diagnostique-t-on, mais une déviation
de la cloison nasale.
Massages et séances de rayons X devraient suffire.
Il passe le réveillon en famille et pense déjà à
sa prochaine tournée au Canada, où on le réclame avec impatience.
Fin janvier, Claude s'embarque avec toute son équipe, direction Canada.
Tout se passe au mieux côté spectacle, l'accueil des cousins québécois
étant particulièrement chaleureux.
Mais le froid est tel qu'il est bien content de rentrer en France. Au cours
de cette tournée, Claude a constaté qu'il ne pouvait plus respirer
normalement par le nez et qu'il termine son tour au bord de l'asphyxie.
Ça devrait s'arranger, pense-t-il, et il s'occupe du déménagement
de sa maison de disques qui passe de la rue Clément-Marot au boulevard
Exelmans, dans un pavillon où il installera, entre autres, un studio
d'enregistrement et une salle de danse où les Clodettes et lui-même
répéteront sans relâche les nouvelles chorégraphies.
Pendant l'été, il tourne avec, en première partie, les
Fléchettes et l'imitateur Thierry Le Luron dont l'étoile ne cesse
de monter.

En 1972, après avoir enregistré
" Y'a le printemps qui chante ", il conçoit et produit
avec son ami Michel Drucker une émission de variétés,
" Avec le cur ", qui deviendra très rapidement
la préférée des téléspectateurs.
Aznavour, Jean Lefèvre, Véronique Sanson, Stone et Charden ainsi
que son jeune poulain, Alain Chamfort, y participent. Une émission
de T.V., c'est facile à regarder, mais a réaliser c'est une
autre paire de manches !
Cloclo a dû affronter, non sans énervement (ses colères
sont célèbres), tous les impondérables, dont une grève
d'une semaine !
Il a fallu rattraper le retard en catastrophe.
Il sort de là ravi de la réussite mais les nerfs à fleur
de peau. P.D.G., chanteur, producteur de disques, producteur à la télé,
ce n'est pas assez pour notre Cloclo, qui semble atteint de boulimie. Il lance
successivement deux magazines : Podium et Absolu, puis une agence de mannequins,
" Girls models '.
1973 est l'année des gros ennuis. Il sort
de l'émission télévisée " Cadet Rousselle
", complètement épuisé.
On diagnostique un dème qui lui bloque la respiration !
On l'opère une nouvelle fois du nez et les responsables souhaitent
que ce soit la dernière.
A peine remis, Claude reçoit la visite des contrôleurs du fisc.
Apres Hallyday et Polnareff, " on " , s'intéresse à
son cas !
Il est accusé de fraude fiscale et, le 2 avril, il est inculpé
par un juge qui le laisse cependant en liberté.
La série continue : le 2 juillet, au Palais des Sports de Marseille,
il reçoit un coup de tête d'un voyou monté sur scène
au milieu de ses admirateurs. L'arcade et la paupière gauches ouvertes,
il reçoit dans la confusion qui s'ensuit un coup sur la pommette droite
! Pire encore, le succès exacerbe probablement les envieux.
En plein
été, des cocktails Molotov dévastent les bureaux de sa
société, boulevard Exelmans, et le 17 août, à Lézignan,
après avoir essuyé des jets de cailloux et de tomates, c'est
à un véritable attentat qu'il échappe.
Un fou envoie dans sa direction une véritable bombe ! Il
s'en tire sain et sauf, mais trois personnes sont blessées, dont une
femme très grièvement !



Les galas reprennent avec leur série de faits divers maintenant coutumiers.
Le 19 juillet 1975, des casseurs s'en prennent
à sa sono.
Des admiratrices se trouvent mal, d'autres montent sur la scène pour
l'embrasser parfois sauvagement, comme cette Genevoise qui lui arracha une lèvre
à demi ; d'autres tentent même de se suicider !
En septembre, il se rend à Londres pour enregistrer et une bombe déposée
à quelques mètres de lui par un terroriste présumé
irlandais explose, lui perforant les deux tympans ! il s'en remet heureusement
très bien après une intervention qu'il supporte grâce à
une condition physique maintenant revenue.
Il reprend ses enregistrements et ses galas.
En 1976, le président-directeur général
doit faire face à des difficultés de gestion.
Malgré des réussites spectaculaires, il se voit contraint de se
séparer de 15 personnes sur les 120 qu'il emploie.
Entre-temps, il a dû vendre le magazine Absolu.
Très contrarié, mais pas abattu, il donne en juin un gala formidable
dans le cadre de la fête des Tuileries organisée par Yves Mourousi.
Il se prend à envisager une carrière aux U.S.A., où son
tube My way (Comme d'habitude) est en tête de tous les hit-parades,
les plus grandes vedettes l'ayant enregistré.
Malgré son travail acharné, Claude n'arrive pas à redresser
la barre de ses affaires en 1977, Il confie la distribution des disques "
Flèche " à Claude Carrère.
Il lance un parfum, " I'Eau noire " et parcourt l'Europe, qu'il veut
conquérir.
Au cours du mois de juillet, il échappe de peu à un attentat.
Au volant de sa Mercedes, dans la nuit, il essuie Plusieurs coups de feu. On
ne relèvera pas moins de 11 impacts de balles dans la carrosserie !
Les miracles
n'ont lieu qu'une fois et le 11 mars 1978 il meurt électrocuté
dans sa baignoire, pour avoir voulu redresser une applique murale !
C'est par dizaines de milliers que ses fans viennent lui rendre hommage à
l'église d'Auteuil, le mercredi 15 mars 1978,
tandis que les radios diffusent Alexandrie-Alexandra, son dernier tube.
Claude François, Cloclo, est entré, pour toujours, dans la légende.
Remerciements / extraits textes Maurice GROSJEAN
Remerciements aux fans pour leurs photos . collections personnelles
APRES
1978
185 mille exemplaires de la réédition des Grands succès
vendus.
1996 la K7 vidéo des principales émissions de télé
s'arrache à plus de 200 mille exemplaires.
30 mille Vrais Fans sont officiellement recensés.
Depuis 25 ans, 24 millions d'exemplaires sont encore vendus
au rythme moyen de 600 mille par an !!!
1071 adaptations de " Comme d'Habitude ", le nombre d'exemplaires
vendus est incalculable !!!
Les titres de Claude sont programmés et diffusés 1 fois par
minute dans le monde !!!










Il Y aura même parfois des bousculades vengeresses et quelque peu rugueuses
de la part de fans particulièrement vindicatives !
Son passage à l'Olympia est un réel triomphe.
Mais combien de temps ? chante-t-il...
Il n'y a pas de raison que cela cesse et le " tigre qu'il tient par la
queue " il le met, pour sûr, dans son moteur, participant de plusieurs
années une publicité célèbre...




Il souffre du froid mais arrive cependant à être à la hauteur
de sa réputation. C'est devant des assistances records qu'il se dépense
sans compter et qu'il obtient des succès grandioses.
Walter Haffu, une Importante personnalité du show-business américain,
lui propose un splendide engagement pour une série de shows télévisés.
Conquérir l'Amérique ? son rêve !
Il demande cependant à réfléchir et promet de donner sa
réponse dès le lendemain.
Elle sera négative et Walter Haffu en restera estomaqué !
Bien sûr, Claude était plus que tenté, mais rester loin
de la France et loin de sa chère famille pendant 18 mois lui semble impossible..


En 1974, ce qui doit arriver arrive et le 12 janvier,
au cours d'un gala à Bruxelles, il annonce son intention de quitter définitivement
la scène. il ressent, en effet, plus que de la lassitude ! Histoire de
lui refaire probablement le moral, le fisc le condamne à 8 mois de prison
avec sursis, 25.000 F d'amende et 5.000.000 F de remboursement d'impôts
en retard.
Le téléphone pleure, Le Mal-aimé, Le Chanteur malheureux
viennent heureusement éclaircir ce ciel bien noir.
" Chassez le naturel, il revient au galop " dit la sagesse populaire.
Cloclo sans les planches ne serait plus Cloclo. Après avoir fait sa rentrée
à Valence le 15 juin 1974, il se produit avec éclat en décembre
au Palais des Expositions à la porte de Versailles.
Avertissement
!
2 à 4 mn de téléchargement pour le son !
Les personnes non équipées de l'ADSL
sont priées de bien vouloir patienter pour le téléchargement
de la chanson . Merci.
Sur
cette page, vous pouvez entendre
" Le vagabond " version orchestrale (1976)
où Claude chante les coeurs.
Claude François
est né le 1er février 1939
à Ismaïlia, en Egypte.
Entre son père Aimé, contrôleur de la circulation maritime
du canal de Suez, et sa mère, la belle et blonde Lucie, il mène,
aux côtés de sa sur Marie-Josée, une enfance des
plus heureuses.
Ils vivent tous quatre dans une belle demeure toute blanche, encadrée
d'un grand jardin, en plein quartier résidentiel.
La ville est joyeuse et animée et le soleil est présent partout,
dans le ciel comme dans les curs.
Très jeune, Claude est fasciné par le rythme et apprend le tam-tam
avec ses petits amis égyptiens.
Il étudie le violon et le piano et entre chez les frères de
Ploërmel, où il se révèle intelligent, volontaire,
casse-cou et même féru de gymnastique.
Il pratique, avec assiduité, la natation et s'exerce dans les eaux
du majestueux canal.
En 1951, la famille s'installe à Port
Taoufik où Aimé François a été muté.
Port Taoufik est situé de l'autre côté du canal de Suez,
vers la mer Rouge.
Il y continue ses études et réussit son brevet élémentaire
tout en se passionnant pour la course à pied. Premier d'un 1.000 mètres,
il est même décoré et félicité par le président
Nasser.
Mais un événement va tout bouleverser de cette existence paisible
:
le même Nasser décide, en 1956, la nationalisation du canal de
Suez et les Français doivent quitter l'Egypte, les François
comme les autres, hélas !
Ils débarquent à Marseille et se retrouvent à Monte-Carlo,
tous les quatre, dans un bien modeste appartement et pratiquement sans ressources.
Aimé
François, abattu par ce coup du sort, tombe malade et Claude décide
de se lancer dans la musique pour laquelle il ressent une véritable
passion.